Jury Prix LES AFRIQUES

Par ordre alphabétique

Théo ANANISSOH : Est né en 1962 en Centrafrique. Il est Togolais. Après des études de lettres à la Sorbonne, il a enseigné la littérature africaine francophone à l’université de Cologne. Il réside toujours en Allemagne. Chroniqueur à la revue littéraire L’Atelier du roman, il a publié aux éditions Gallimard : Lisahohé (2005), Un reptile par habitant (2007), Ténèbres à midi (2010), Delikatessen (2017). Aux éditions Elyzad sont parus un récit sur la jeunesse tunisienne dans le recueil Vingt ans pour plus tard (2009) et les romans L’invitation (2013) et Le soleil sans se brûler (2015).

Chroniques & Actualités

Ken BUGUL : Mariètou Mbaye Biléoma — Ken Bugul est un pseudonyme qui signife en wolof : « personne n’en veut » — une écrivaine sénégalaise née en 1947 dans le Ndoucoumane, au Sénégal. Après quelques années d’école primaire dans son village, Mariètou Mbaye entreprend des études secondaires au lycée Malick Sy de Thiès, puis passe une année à l’Université de Dakar. Elle ira ensuite étudier en Belgique. Elle a été fonctionnaire internationale. Elle a également dirigé une PME oeuvrant dans la vente et la promotion d’œuvres culturelles et d’artisant africains. Ses œuvres : Le Baobab fou, roman, NEA, 1982, Cendres et braises, roman, L’Harmattan, 1994, Riwan, Le Chemin de sable, roman, Présence Africaine, 2001, La Folie et la mort, roman, Présence Africaine, 2000, De l’autre côté du regard, roman, Le Serpent à Plumes/Editions Alphee, 2003-2004, Rue Félix Faure, roman, Edition Hoebeke, 2005, La Pièce d’or, roman, Ubu éditions, 2006, Sénégal, recueil collectif : Fatou Diome, Aminata Sow Fall, Ken Bugul, editions Magellan et Cie, 2006, Mes hommes à moi, roman, Présence Africaine, 2008, Aller et Retour, 2014, Athéna, Dakar, Cacophonie, 2014, Présence Africaine.

Boubacar Boris DIOP : Né en 1946 à Dakar, le Sénégalais Boubacar Boris Diop a été successivement professeur de littérature et de philosophie dans différents lycées et université, conseiller technique au ministère de la Culture du Sénégal. Il passe ensuite au journalisme et collabore à différents journaux sénégalais ainsi qu’au quotidien suisse Neue Zürcher Zeitung et au mensuel africain d’analyses Afrique, perspectives et réalités (Paris). Il est actuellement professeur de littérature anglophone et de creative writing à American University of Nigeria (AUN).

Il est l’auteur d’une oeuvre composée de nouvelles, de pièces de théâtre, de scenarii de films, mais surtout de romans qu’il écrit en wolof ou en français.

Un séjour au Rwanda, après le génocide, marque un tournant important dans son œuvre et son parcours personnel. Dans le cadre de l’opération « Rwanda : écrire par devoir de mémoire », lancée en 1998 avec plusieurs autres écrivains, il écrit Murambi, le livre des ossements. Depuis, il sillonne le monde, de congrès en séminaires, « disant » la tragédie du génocide pour qu’elle ne se reproduise plus.

Il a inauguré un enseignement de littérature à l’Université Gaston-Berger à Saint-Louis au Sénégal dont le cursus est entièrement assuré en wolof. En 2016, il participe à un projet de collection, “Céytu”, en collaboration avec les éditions Zulma (France) et Mémoire d’encrier (Québec) qui a pour objectif de publier les incontournables de la littérature francophone en wolof. En tant que directeur de cette collection, il supervise toutes les traductions. Il y traduit également des textes, à commencer par Une Saison au Congo, d’Aimé Césaire. Son dernier roman, Bamelu Kocc Barma, est paru aux éditions EJO en 2018.

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Ambroise KOM : Né le 15 décembre 1946 au Cameroun, est un écrivain et universitaire Camerounais, spécialiste des littératures africaines, principalement francophones.

Il est l’auteur d’une thèse de 3e cycle, Le Harlem de Chester Himes, soutenue à l’université de Pau en 1975, puis d’une thèse, George Lamming et le destin des Caraïbes, soutenue à l’université Paris 3 en 1981.

Il a enseigné les littératures africaines, afro-américaines et des Caraïbes à l’université, notamment aux États-Unis, comme titulaire de la Eleanor Howard O’Leary Chair in Francophone Studiesdu College of the Holy Cross (en) (Worcester), ainsi qu’au Canada, au Maroc et au Cameroun.

Il est l’auteur de plusieurs œuvres, dont : Le Harlem de Chester Himes, Éditions Naaman, Sherbrooke, Québec, 1978, 222 p. (texte remanié de la thèse), George Lamming et le destin des Caraïbes, M. Didier, Ville de La Salle, Québec, 1986 (texte remanié de la thèse) Littératures africaines, essais réunis par Ambroise Kom, Éditions Silex, Ivry, 1987, Le Code noir et l’Afrique, dirigé par Ambroise Kom et Lucienne Ngoué, Nouvelles du Sud, 1991, (actes de trois journées d’études organisées du 6 au 8 décembre 1989 au Centre culturel français de Yaoundé) Mongo Beti, 40 ans d’écriture, 60 ans de dissidence, numéro spécial de Présence francophone (Québec), no 42 (1993), édité par Ambroise Kom.

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Koulsy LAMKO : Il est né en octobre 1959. Il est Tchadien. En 1983 il quitte son pays et va poursuivre des études de Lettres et d’Art au Burkina Faso. Il y enseigne ensuite pendant trois ans avant de travailler à l’Institut des Peuples Noirs. En 1994, il crée Kaléido*Culture, une agence d’animation culturelle de projets, basée à Ouagadougou. Il a contribué à la promotion du théâtre au Burkina et a été l’un des fondateurs du Festival international du Théâtre pour le développement.

En 1998, il participe à “Rwanda, écrire par devoir de mémoire”. Suite à ce séjour, il réside au Rwanda, jusqu’en 2002, où il dirige le Centre Universitaire des Arts, et enseigne la Littérature et les arts dramatiques à l’Université nationale du Rwanda à Butaré.

Parallèlement, il achève un doctorat sur “Les nouvelles esthétiques théâtrales en Afrique Noire francophone”.
Auteurs de pièces de théâtre, poèmes, nouvelles, contes, scénarii, il est aussi entrepreneur culturel, metteur en scène et comédien. Ses nouvelles et pièces de théâtre ont été plusieurs fois primées ; beaucoup sont publiées. Ses pièces ont été jouées par des compagnies théâtrales en Afrique, en Europe et au Canada.

Depuis 2003, il enseigne la dramaturgie et l’histoire du théâtre à l’Institut des arts de l’université autonome d’Hidalgo au Mexique et s’occupe de la mise en œuvre d’un projet de Casa Refugio Africa (centre de résidences et de promotion des cultures africaines) dans le Centro Historico de Mexico. Son œuvre, au théâtre: Le camp tend la sébile, 1988, éditions Presses Universitaires de Limoges, Ndo kela ou l’initiation avortée, 1993, éditions Lansman2 – rééd. 2016, Tout bas… si bas, 1995, éditions Lansman, Comme des flèches, 1996, éditions Lansman, Le Mot dans la rosée, 1997, Actes Sud Papiers,, La Tête sous l’aisselle, 1997, éditions Ligue de l’Enseignement et DGER.

Roman : La Phalène des collines, 2000, Centre universitaire des Arts5, Les Racines du Yucca, 2011, éditions Philippe Rey.

Le Docteur HORTENSE SIME : La doctoresse SIME est médecin. Elle est férue de littérature et anime des rencontres littéraires. C’est le seul membre du jury qui ne travaille pas dans le champ littéraire professionnel.

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