Présentation de la collection littéraire Céytu

Tout le monde en parle. Depuis le mois de mars, une innovation n’est pas passée inaperçue. C’est l’arrivée d’une nouvelle collection littéraire, coéditée par un éditeur parisien, Zulma et un éditeur québécois, Mémoire d’encrier. Dénommée « Céytu », elle va proposer dans la langue wolof, des traductions de chefs-d’œuvre de la littérature universelle, y compris des livres de jeunesse.

Le label « Céytu », dirigé par l’écrivain Boubacar Boris DIOP, a pour ambition de créer un dialogue entre le wolof et la langue d’origine des chefs-d’œuvre qu’il va traduire. Magnifique entreprise humaine dans un monde où les différentes cultures peinent désormais à se parler.

Les trois premiers titres traduits sont :

Une si longue lettre de Mariama BÂ, paru en français en 1979 aux éditions Le serpent à plumes, qui devient en wolof Bataaxal bu gudde nii, grâce au travail d’orfèvre Mame Younousse DIENG et Arame FALL. C’est le lieu de rappeler que cet ouvrage, véritable appel en faveur de l’amélioration de la condition des femmes, a été classé en troisième position parmi les 100 meilleurs livres africains du XXème siècle.

L’africain de Jean-Marie Gustave LE CLEZIO paru en français chez Gallimard en 2004, qui devient en Wolof, Baay sama, Doomu Afrig, grâce à l’agilité linguistique de Daouda NDIAYE. Cette œuvre majeure du prix nobel de la paix 2008, est un hommage à son père et à l’Afrique, continent où il a passé son enfance.

Une saison au Congo d’Aimé CESAIRE, pièce de théâtre écrite en français en 1966, qui devient Nawetu Deret grâce à Boubacar Boris DIOP. L’incontournable poète martiniquais redit les circonstances exactes de l’assassinat de l’homme politique congolais Patrice LUMUMBA par les puissances étrangères, secondées par leurs affidés locaux.

« Céytu », le nom choisi pour cette collection est le village sénégalais où est né et où est inhumé Cheikh Anta DIOP, savant, historien et homme politique sénégalais qui a mené, sa vie durant, le combat en faveur de la reconnaissance de la véritable histoire de l’Afrique. DIOP a d’ailleurs été désigné en 1966 par le premier festival mondial des Arts nègres comme « l’intellectuel noir qui a exercé le plus fort impact sur le XXe siècle ».

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